Appel d'urgence
pour le Yémen
Début de nos activités au Yémen
Personnes déplacées depuis le début du mois de septembre
Le Yémen était déjà l'une des plus graves crises humanitaires au monde.
Ce mois-ci, la situation s'est extrêmement aggravée. Au cours de la première semaine de septembre, environ 13 500 personnes ont été forcées de fuir leur foyer en raison de la violence persistante. À la mi-septembre, ce nombre avait dépassé les 85 000, et il continue d'augmenter.
Les familles fuient les gouvernorats côtiers de l'ouest, notamment Taïz, Hodeïda et Lahij. Plus de 2 000 personnes ont traversé la mer jusqu'à Djibouti, arrivant sans rien.
Pour beaucoup, ce n'est pas leur premier déplacement. Certaines familles se retrouvent réfugiées pour la deuxième ou la troisième fois en douze ans de conflit, chaque déplacement les laissant avec moins de moyens qu'auparavant.
Elles arrivent dans des collectivitées déjà à bout de leurs capacités. Partout au Yémen, 22,3 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'aide humanitaire.
Le besoin d'aide
La faim est la menace la plus immédiate. Plus de 18 millions de personnes au Yémen sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit plus de la moitié du pays, et la situation continue de se détériorer. Plus de 2,2 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë. L'appel humanitaire pour le Yémen de 2025 n'a été financé qu'à 29 %, obligeant les organisations à répondre à ces besoins avec une fraction des ressources nécessaires.
Le système de santé ne peut pas absorber cette pression. Moins de six établissements de santé sur dix sont pleinement fonctionnels. Dans les zones proches des combats, des hôpitaux ont suspendu leurs services courants, notamment les soins de maternité, afin de prendre en charge les blessés. Les stocks de fournitures humanitaires avaient déjà été fortement réduits lors des interventions menées à la suite des inondations du mois dernier, laissant les équipes humanitaires avec des ressources extrêmement limitées pour répondre à ces nouveaux déplacements.
Les femmes, les enfants et les personnes en situation de handicap sont exposés aux risques les plus importants, car les services dont ils dépendent sont les premiers à devenir inaccessibles. L'éducation des enfants est une fois de plus interrompue, les écoles servant d'abris. Les familles qui ont perdu leur bétail et leurs outils dans la précipitation de leur fuite ont également perdu leur moyens de subsistance.
Les besoins les plus urgents
sur le terrain comprennent :
Colis alimentaires
Des denrées alimentaires d’urgence pour les familles récemment déplacées et les ménages qui manquent déjà de nourriture.
Eau potable et hygiène
De l'eau potable et des articles d'hygiène pour prévenir la propagation des maladies dans les sites de déplacement surpeuplés.
Soins de santé d'urgence
Des fournitures médicales et du soutien aux établissements qui prennent en charge les blessés et les personnes atteintes de maladies chroniques.
Abris et articles ménagers
Des matériaux pour construire des abris et des articles ménagers essentiels pour les familles arrivées sans rien.
Comment
votre don aide
IDRF intervient au Yémen depuis 1984. Nos programmes alimentaires sont déjà actifs à Aden, Lahj et Abyan, les communautés qui accueillent actuellement des familles déplacées.
Nos équipes évaluent les besoins dans les zones touchées à mesure que la situation évolue. Entre-temps, nous distribuons des trousses d’urgence contenant des denrées alimentaires de base aux familles arrivées sans rien.
100 $ permettent de fournir une trousse alimentaire d'urgence à une famille déplacée.